Une affaire incroyable secoue Saumur dans le Maine-et-Loire. Pendant 15 mois, un ouvrier plâtrier, Jules Amédée Audigan, a réussi à tromper les commerçants de la ville en utilisant de la fausse monnaie. Les autorités locales, alertées par des plaintes croissantes, n'ont mis que peu de temps à identifier le coupable.
Le 23 mars 1881, le Courrier de Saumur a rapporté l’arrestation d'Audigan, un homme de 34 ans, marié et père de famille. Ce dernier est accusé d'avoir fabriqué et émis plus de 80 pièces contrefaites, dont des cinquante centimes et des francs à l'effigie de Napoléon III. Bien que l'enquête se soit rapidement intensifiée, seules trois pièces de monnaie ont été retrouvées, laissant planer un doute sur l'ampleur de la fraude.
Les criminologues estiment que ce type d'escroquerie reflète un problème plus large, où des personnes se tournent vers la criminalité par désespoir économique. Selon des experts du droit, cette situation met en lumière la vulnérabilité des commerces face à une telle supercherie. « L'escroquerie à la fausse monnaie est souvent le dernier recours pour des individus en difficultés financières », affirme Pierre Moreau, criminologue à Angers.
Les conséquences pour Audigan sont lourdes, puisqu'il devra désormais faire face à la justice pour ses actes. Cette affaire soulève également des questions sur la sécurité des transactions commerciales et la vigilance des commerçants face aux faux billets.
Alors que les investigations se poursuivent, les autorités locales intensifient les opérations de sensibilisation auprès des commerçants pour prévenir de futures escroqueries de ce genre.







