Un jugement révélateur six ans après les faits
Dans une affaire marquante de violences conjugales, un homme de 64 ans a été condamné à 10 mois de prison avec sursis par le tribunal de Saint-Malo, le 11 février 2026. Ce jugement intervient six ans après les graves incidents survenus à Combourg, où le prévenu s'est introduit, ivre, au domicile de son ex-conjointe, avec l'intention de lui extorquer la somme de 4 000 euros.
La voix de la victime se fait entendre
Absente à l’audience, le prévenu a laissé la parole à sa victime, qui a témoigné avec une grande émotion des événements survenus au petit matin du 20 novembre 2019. « Je partais de chez moi pour aller travailler lorsque j’ai aperçu mon ex arrivant, accompagné de... », a-t-elle déclaré, révélant ainsi l’angoisse qui l’a habitée lors de cette nuit tragique.
Ce cas souligne alternativement les défis auxquels sont confrontées les victimes de violences conjugales et l’urgence d’un système judiciaire réactif et protecteur. Comme l'explique Simone Brenner, experte en psychologie criminelle, « la lenteur de la justice peut avoir des conséquences dévastatrices pour les victimes, qui vivent souvent dans la peur et l'incertitude. »
En parallèle, des associations comme la Fondation des Femmes rappellent que chaque témoignage est essentiel pour faire changer les mentalités et renforcer la législation autour des violences faites aux femmes. En effet, beaucoup de victimes choisissent de garder le silence, craignant de ne pas être entendues ou crues.
Une nécessité d'évolution
Cette condamnation, bien que tardive, doit nous faire réfléchir sur le chemin encore long vers une société où la violence domestique est systématiquement dénoncée et où les victimes trouvent enfin le soutien qu’elles méritent. Le parcours judiciaire de ces affaires doit également être aguerri afin de préserver la sécurité des victimes.







