Le parquet général a demandé en février une inéligibilité de cinq ans contre Marine Le Pen, en pleine préparation d’une quatrième candidature à la présidentielle.
Le 7 juillet s'annonce comme une date charnière pour Marine Le Pen, alors que la cour d'appel de Paris décidera sur les accusations liées à l'affaire des assistants des eurodéputés du Rassemblement National (RN). La dirigeante de l'extrême droite a déterminé qu'elle annoncera sa candidature présidentielle immédiatement après le jugement, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation.
Le tribunal l'avait initialement condamnée à porter un bracelet électronique pendant deux ans et à une inéligibilité de cinq ans, ce qui compliquait sa perspective de se présenter. "Plus (la décision était rendue) tôt, mieux je me portais", a-t-elle confié à quelques journalistes après l'audience. "La date, on fera avec. Je comprends qu'ils prennent du temps, c'est une cour d'appel qui n'a pas droit à l'erreur", a-t-elle poursuivi, sans regrets concernant le procès, louant le travail de ses avocats.
Cinq ans d'inéligibilité requis
La cour se trouve maintenant face à un dilemme politique : Marine Le Pen peut-elle être autorisée à se présenter en 2027 ? Les avocats généraux ont répondu clairement non la semaine dernière, en requérant non seulement quatre ans de prison, dont trois avec sursis, mais aussi cinq ans d'inéligibilité.
Les accusations portent sur des pratiques d'embauche d'assistants parlementaires, financées par des fonds européens, pour le bénéfice exclusif du parti, connu alors sous le nom de Front national, appuyant une analyse de l’Information Le Monde, qui souligne la complexité de la situation. Les implications politiques de cette décision sont considérables, non seulement pour Le Pen, mais également pour l’avenir de la droite en France. Des experts s’interrogent sur les choix stratégiques que pourrait opérer la leader du RN en cas de verdict défavorable.







