Un habitant de la Dordogne a subi une nuit d'horreur, frappé à plusieurs reprises par son dealer en raison d'un paiement en souffrance pour de la cocaïne. Ce mardi 10 février, le tribunal correctionnel de Périgueux a condamné les deux agresseurs impliqués dans cette affaire troublante.
Selon les faits rapportés, l'homme de Tocane-Saint-Apre, sous curatelle, avait fait une visite à son dealer pour acquérir de la drogue. Après avoir réglé une partie de la dette, il a été contraint de rester chez le revendeur et son compagnion. Ne pouvant acquitter le reste de la somme due, il a été soumis à une nuit de violence, subissant gifles et coups de poing.
Des coups et des menaces
Les menaces étaient omniprésentes; les agresseurs prétendaient vouloir couper les doigts de la victime avec une machette et la frapper avec une ceinture. L'homme, décrit comme "vulnérable", a assuré qu'il réglerait sa dette dès l'ouverture de sa banque le lendemain matin.
Au petit matin, une intervention des gendarmes chez le dealer de drogue a coïncidé avec la panique de la victime. Bien que les autorités aient aperçu ce dernier, il ne semblait pas en danger et s'est caché dans une cuve d'eau.
La victime parvient à s'échapper dans la matinée
Peu après le départ des gendarmes, la violence a repris. Pourtant, une heure plus tard, lors d'un déplacement pour retirer de l'argent, la victime a réussi à s'enfuir et à contacter les services d'urgence.
À l'audience, bien que la victime soit absente, sa curatrice a pris la parole. Les deux hommes, âgés de 32 et 47 ans, ont avoué leurs actes, précisant que la violence était survenue parce que la victime avait consommé la drogue sans la payer.
Le procureur a requis une peine de quatre ans de prison, décrivant la nécessité d'une réponse judiciaire "extrêmement ferme" en raison de la gravité des faits qui démontrent la violence que le trafic de drogue peut engendrer. L'auteur principal des actes a écopé de deux ans de prison ferme, tandis que son complice a été condamné à un an avec deux ans de sursis.
Cette affaire soulève des questions sur la vulnérabilité des personnes sous curatelle face aux dangers liés au trafic de drogue, tout en illustrant la nécessité d'une transformer la protection des victimes dans des situations de désespoir.







