Le 3 février, une enseignante d'arts plastiques a été poignardée par un élève de 14 ans dans un collège de Sanary-sur-Mer. Selon le parquet de Toulon, elle a "repris connaissance" ce jeudi 12, bien que son pronostic vital demeure préoccupant.
L'hôpital Sainte-Anne, où elle est hospitalisée, a indiqué qu'elle "a quitté le service des soins intensifs" mais qu'elle "est toujours sous surveillance et très fatiguée". Malgré l'évolution positive de son état de santé, le procureur a souligné qu'une vigilance constante est nécessaire.
L'élève de 3e en détention provisoire
Pour rappel, la victime, qui enseigne depuis 28 ans dans l'établissement, a reçu des coups à l'abdomen et au bras. L'agresseur, un élève de 3e, a été mis en examen pour tentative d'assassinat et encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle. Ayant reconnu les faits, il a confié son désir de "se venger" après plusieurs remarques de l'enseignante via le logiciel scolaire Pronote.
Cette agression a choqué la communauté éducative, soulevant des appels à la réflexion sur la sécurité dans les établissements scolaires. De nombreux acteurs du milieu éducatif, comme le syndicat UNSA Éducation, demandent des mesures adaptées qui vont au-delà de la simple répression punitive.
Des parents d'élèves et enseignants se sont également exprimés, soulignant que "l'éducation doit inclure des moyens d'accompagnement psychologique pour prévenir de tels actes". L'incident a provoqué une onde de choc, qui ne devrait pas être prise à la légère, comme l'a rappelé le ministère de l'Éducation nationale. Des discussions sont en cours concernant la sécurité dans les écoles afin que des mesures efficaces soient instaurées.







