Des frappes aériennes russes ont causé la mort de deux civils dans l'Est de l'Ukraine et ont laissé près de 2 600 appartements à Kiev sans chauffage, alors que le pays endure un hiver particulièrement rigoureux. Un responsable ukrainien a qualifié la nuit dernière de "l'une des plus terrifiantes" depuis le début de l'invasion russe en 2022.
Lors des attaques, qui ont touché aussi bien des maisons que des infrastructures énergétiques, un homme et une femme ont trouvé la mort dans leur domicile à Lozova, selon des informations rapportées par l'agence Sud Ouest. La région de Kiev a subi d'importants dégâts, avec le maire Vitali Klitschko signalant que 1 100 autres bâtiments avaient déjà été privés de chauffage en raison des frappes antérieures.
Les répercussions des bombardements sont alarmantes : plus de 100 000 foyers à Kiev sont privés d'électricité, selon l'opérateur DTEK. La nuit du mercredi au jeudi a vu le lancement de 24 missiles et 219 drones sur l'Ukraine, principalement dans des villes déjà éprouvées comme Kiev, Kharkiv et Dnipro, d'après des sources militaires.
- Conditions climatiques extrêmes aggravées par les bombardements
À Dnipro, quatre personnes, dont deux enfants, ont été blessées, laissant plus de 10 000 foyers sans électricité. En parallèle, à Odessa, environ 300 000 résidents souffrent de coupures d'eau courante. Le vice-premier ministre, Oleksiï Kouleba, a dénoncé ces attaques comme une tentative cynique de priver les Ukrainiens de services essentiels en plein hiver, alors que les températures chutent souvent en dessous de -20 °C.
Dans le contexte actuel, les infrastructures énergétiques ukrainiennes continuent d'être ciblées, et ce sont plus de 220 attaques qui ont eu lieu depuis le début de l'invasion, avec une intensification marquée depuis octobre dernier. Des experts estiment que ces frappes visent à provoquer une crise humanitaire en pleine période hivernale, exacerbant ainsi la vulnérabilité de la population.







