Les vents puissants associés à la tempête Nils ont considérablement diminué jeudi, après avoir ravagé le sud-ouest, mais la prudence reste de mise, particulièrement en raison des fluctuations au sein du bassin de la Garonne.
Cette tempête a causé la mort tragique d'un routier de 55 ans, tué par une branche qui a percé son pare-brise, et un agent territorial de 59 ans a également subi de graves blessures à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) à cause d'un arbre tombé, comme l'annonce la préfecture.
Le phénomène, qualifié par Météo France de "force peu fréquente", a enregistré des rafales de vent dépassant les 150 à 160 km/h dans certaines régions, mais leur intensité s'est atténuée dans l'après-midi.
Météo France a annoncé, dans un bulletin récent, la levée de l’alerte rouge pour les vents violents dans l'Aude, les Pyrénées orientales et la Principauté d'Andorre, ramenant la situation au niveau orange.
Cinq départements, cependant, restent en vigilance rouge : la Savoie, en raison d’un risque d'avalanches, ainsi que la Gironde et le Lot-et-Garonne, en rapport avec des crues potentielles.
Nils a engendré des pluies torrentielles, exacerbant les risques d'une "crue majeure" dans des zones comme Marmande (Lot-et-Garonne). Le sol, déjà saturé par les précipitations récoltées depuis le début de l'année, est particulièrement réceptif.
Bruno Marty, maire de La Réole (Gironde), a partagé son inquiétude à l’AFP : "La tempête entrave l'écoulement des eaux. Nous restons donc en vigilance absolue car les conséquences peuvent être imprévisibles."
Le passage de Nils a causé d'importants dommages, notamment par des chutes d'arbres, affectant gravement le réseau électrique. Enedis rapportait que près de 900 000 foyers restaient sans électricité, principalement en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie.
Marianne Laigneau, présidente d'Enedis, a signalé à BFM TV : "Ces événements climatiques deviennent de plus en plus fréquents et violents. Nous avons déjà activé notre équipe d'intervention rapide à deux reprises en 2026, et nous ne sommes qu'à mi-février."
De façon spectaculaire, une grue de plusieurs centaines de tonnes s'est effondrée au port de Sète (Hérault), comme l’a relaté le directeur de l'infrastructure, Olivier Carmes, sur la radio Ici.
Les bourrasques ont également eu des effets notables dans d'autres infrastructures, avec des poteaux du stade Aimé Giral à Perpignan également abattus.
Des témoins ont partagé leur expérience des rafales. Eugénie Ferrier, habitante de Roaillan (Gironde), a décrit : "La nuit, on entendait les tuiles se soulever. C'était surnaturel." Ingrid, fleuriste à Perpignan, a précisé : "Un arbre a failli tomber sur ma voiture." Cette tempête a eu un impact instantané sur les réseaux de transport.
Quant aux infrastructures routières, de nombreuses départementales sont restées coupées à cause des arbres tombés et des inondations locales. Sur l'autoroute A9, un accident impliquant un camion a eu lieu en raison d'un arbre sur la voie, entraînant des perturbations de circulation.
La circulation ferroviaire a également été largement perturbée, avec des trains suspendus sur des lignes clés. Nils poursuivra sa trajectoire vers le golfe du Lion avant de toucher la Corse, avec une amélioration prévue dans les zones méditerranéennes d'ici jeudi soir.
Enfin, la Savoie demeure en vigilance rouge pour le risque d'avalanches jusqu'à ce soir, tandis que près d'autres départements comme les Hautes-Alpes et l’Isère sont placés en vigilance orange.







