Le tribunal correctionnel de Poitiers a fait preuve de rigueur en condamnant, le 5 février 2026, une quinquagénaire à trois mois de prison avec sursis pour abus de faiblesse. Les faits remontent à mai et juin 2024, lorsque la prévenue a escroqué près de 3 000 € d'une amie d'enfance souffrant d'un handicap psychologique, comme l'indique La Nouvelle République.
Cette amie, qui vit dans une institution spécialisée, était particulièrement vulnérable. Les retraits suspects sur son compte ont été détectés par sa mère, déclenchant une enquête qui a révélé le triste scénario. Au-delà de la peine de prison, la quinquagénaire sera également contrainte de rembourser 1 400 € à sa victime.
Les enquêteurs ont été alertés par des vidéos de surveillance des distributeurs de billets, montrant la prévenue récupérer l'argent. Initialement, la victime avait déclaré avoir remis les fonds à un amoureux. Cependant, elle a rapidement révisé sa déclaration, reconnaissant qu'elle avait donné l'argent à son ancienne camarade.
Des experts en psychologie soulignent que de telles situations sont malheureusement courantes. "Cela met en lumière la fragilité des personnes en situation de handicap et la nécessité d'une protection accrue", commente le Dr Dupont, psychologue spécialisé dans l'accompagnement des personnes vulnérables. La justice doit désormais veiller à ce que de telles abus ne se reproduisent pas.







