Me Bertrand Anglars, avocat à Paris, a defendu avec brio ses clients. Il a déclaré : « Vous ne pouvez pas condamner ces deux jeunes au prétexte qu'il y a trop d'alcool aux fêtes de Dax ».
Les deux suspects étaient visés pour des actes de violence sur trois policiers durant les festivités, dans la nuit du 16 au 17 août 2025. Les policiers, membres de la BAC des Pyrénées-Atlantiques, patrouillaient en civil lorsqu’un des prévenus aurait frappé un individu qui l'avait heurté accidentellement.
Une intervention contestée
Leur intervention a eu lieu dans un contexte tendu alors qu'ils étaient entourés d'un groupe hostile. Les policiers ont alors rapporté des coups reçus, mais les jeunes hommes, interpellés peu après, sont restés perplexes face aux accusations. « Quand les CRS les ont arrêtés, ils étaient surpris, ils n'étaient même pas conscients être accusés de violences », précise leur avocat.
Le Bayonnais mis en cause, pratiquant le jujitsu brésilien, a déclaré : « Mettre un coup de tête ou des coups de poing, ça ne correspond pas à mes valeurs ». Bien qu'il ait été contrôlé avec un taux d'alcoolémie de 0,7 g/L, il a reconnu avoir été impliqué dans une bousculade, mais insiste sur le fait qu'il n'a pas frappé les policiers.
« Mettre un coup boule et des coups de poing, ça ne correspond pas à mes valeurs »
De son côté, le Dacquois nie également les accusations, affirmant ne pas avoir consommé d’alcool lors des faits. Il déclare avoir été simplement poussé par un policier alors qu’il désirait s’expliquer.
Sur le rôle des fêtes
Le procureur, Pierrick Alain, a souligné que, bien que les deux jeunes n’étaient pas venus à la feria dans l'intention de Violence, ils avaient perdu le contrôle. Il a appelé à une peine de trois mois de prison avec sursis, malgré l'absence des policiers blessés à l'audience qui avaient formé des certificats médicaux.
Me Anglars a rétorqué, déplorant le manque d'éléments probants, exhortant le tribunal à ne pas devenir un instrument de justice exemplaire. Il a fait remarquer que les témoignages des seuls policiers ne suffisaient pas à établir une culpabilité claire.
La présidente du tribunal, Laure Vuitton, a finalement prononcé la relaxe, arguant que les accusations n'étaient pas suffisamment fondées. « Les infractions sont insuffisamment caractérisées. Les poursuites sont abandonnées. Vous êtes tous deux relaxés » a-t-elle conclu.







