Trois ultras des Girondins de Bordeaux se présentent ce vendredi au tribunal de Bordeaux, accusés de violences aggravées. Cette affaire fait suite à l'agression d'un supporter des Ultramarines à la fin du mois de janvier.
Les prévenus, liés aux North Gate, ont été interpellés à la suite d'un incident qui aurait pu dégénérer. Ils ont été placés en garde à vue mardi dernier avant d'être mis en examen pour violences aggravées en réunion, à visage dissimulé et avec armes.
Des hommes cagoulés devant son domicile
L'agression s'est déroulée dans la nuit, lorsque le supporter attendaient chez lui après avoir assisté à un match des Girondins à Granville. Vers 4h30 du matin, il a été attaqué par plusieurs individus cagoulés, lui infligeant de graves blessures tant physiques que psychologiques, avec un arrêt de travail de 18 jours, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Ce violent affrontement est survenu après une série de tensions entre les deux groupes supporters. Des altercations avaient déjà été signalées lors de leur déplacement à Granville, y compris une course-poursuite sur autoroute entre voitures appartenant aux membres des deux factions.
Une montée des tensions
Les événements observés en ce début d'année 2026 contrastent avec une période d'accalmie relative après la signature d'un accord de non-agression entre les groupes fin 2024. La préfecture de la Gironde a même menacé de jouer à huis clos si de nouvelles violences se produisent.
Sébastien Louis, expert en supportérisme, souligne que ces violences ne sont pas inédites : "Des luttes fratricides au sein d'un même club entraînent des radicalisations inquiétantes, différentes des rivalités entre clubs." Il ajoute : "C'est un phénomène constaté dans d'autres villes, comme à Paris avec les conflits entre les supporters d'Auteuil et de Boulogne." Ces incidents reflètent une rivalité interne qui pourrait bien se traduire par des conséquences graves si la situation n'est pas contrôlée.







