Ce mardi, le tribunal judiciaire de Bayonne a prononcé une peine d'un an de prison avec sursis et une interdiction d'exercer pour un kinésithérapeute de 40 ans, reconnu coupable d'agression sexuelle à l'encontre de quatre joueuses de rugby du Biarritz Olympique. Les victimes, âgées de 22 à 31 ans et évoluant en Fédéral 2, ont assisté au procès, entourées de leur avocate, témoignant de leurs expériences traumatisantes.
Les faits s'étaient déroulés entre octobre 2024 et les mois suivants, lors d'entraînements et de matchs. Le kiné, bénévole au sein du club, a été accusé d'agissements déplacés, allant de gestes inappropriés à des réflexions suggestives. Les joueuses ont pris la parole pour évoquer ces comportements inacceptables.
Bien qu'il ait nié les accusations durant tout le procès, le prévenu, qui a reconnu ses luttes contre l'alcoolisme, s'est défendu en affirmant que ses gestes étaient professionnels et appropriés. Son avocat, Me Nouhou Diallo, a plaidé en faveur de son client en soulignant que toutes les pratiques étaient conformes à la formation reçue.
Un prédateur selon le parquet
Le procureur Jean-Claude Belot, de son côté, a décrit le kiné comme un « prédateur » qui abusait de sa position d'autorité. Il a souligné que les gestes inappropriés étaient inacceptables et que les victimes, en quête de soins, avaient subi des humiliations. Le tribunal a ensuite condamné le kinésithérapeute à verser 1200 euros de dommages et intérêts à chaque victime, ainsi qu'un euro à l'association Biarritz Olympique, représentée par l'ancienne légende du rugby Serge Blanco, qui a assisté au procès.
La décision a suscité des réactions variées dans le paysage sportif français, avec des appels à des mesures de protection accrues pour les athlètes, notamment dans les sports amateurs. Des experts en droit et en psychologie soulignent l'importance de créer un environnement sécurisé et respectueux pour tous les participants.
Dans les jours à venir, la défense a la possibilité d'interjeter appel, mais pour l'heure, ce jugement fait office de point d'orgue dans une affaire qui a captivé l'attention et soulevé des questions cruciales sur la sécurité des athlètes féminines dans le sport.







