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Après l’exhumation illégale de plusieurs corps dans un cimetière de Valenciennes, une habitante d'Arras réclame la restitution des ossements de sa grand-mère. Malheureusement, la mairie indique qu'il est désormais impossible de les identifier.
Cette affaire, qui semble interminable, remonte à 2019, lorsque des ouvriers municipaux ont été pris en flagrant délit d'exhumation illégale de corps au cimetière Saint-Jean. Ces actes malveillants ont mené à la revente clandestine des concessions funéraires, créant une onde de choc dans la communauté. Les responsables ont reçu des peines de prison avec sursis lors de leur jugement en mai 2023, selon La Voix du Nord.
La famille de la défunte souhaite obtenir la restitution de ses ossements, mais la mairie insiste sur le fait qu'il est impossible de les identifier parmi d'autres restes, mélangeant ainsi la mémoire collective avec des procédures administratives douteuses.
"Une atteinte grave à la dignité"
Une habitante d'Arras a récemment appris que les restes de sa grand-mère avaient été transférés à l'ossuaire municipal, bien que la concession officielle prévue jusqu'en 2045. Elle n'a reçu aucun préavis de la municipalité et dénonce ce qui semble être de graves négligences.
Dans ses propres mots, elle annonce : "Pour notre famille, cette situation est inacceptable. C'est une atteinte grave à la dignité et au respect des morts, ainsi qu'un manquement aux obligations de la commune." La famille exige désormais une restitution immédiate des ossements.
De son côté, la mairie admet des erreurs dans la gestion de ce dossier. Bien qu'elle soit touchée par la situation de la famille, elle explique froidement qu'il lui est impossible de restituer les restes en raison de leur mélange avec d'autres corps. "Un autre corps a été découvert dans la même sépulture", a déclaré un représentant de la mairie. "Tous deux ont été réunis dans un même contenant avant d'être transférés à l'ossuaire."
La famille a saisi le tribunal administratif de Lille, mais le jugement rendu le 22 juillet 2025 a été défavorable. La justice a souligné que l’exhumation des restes, déposés sans individualisation, n'était pas raisonnablement réalisable. Face à cette situation désespérée, la famille a décidé de porter leur histoire aux yeux du public et a lancé une page Facebook de soutien, intitulée "Rendez-nous Maria".







