Dans le cadre de l'enquête sur l'incendie survenu à Crans-Montana en Suisse, ayant coûté la vie à 41 personnes la nuit du Nouvel An, de nouvelles révélations accablent le couple Moretti, gérants du bar Le Constellation. Selon l'entrepreneur avec lequel ils avaient collaboré en 2015, les propriétaires auraient refusé l'installation d'une mousse ignifuge.
Ce témoignage, maintenant intégré à l'enquête, dépeint une situation préoccupante. Le fournisseur, contacté par France Bleu, affirme que Jacques et Jessica Moretti ont choisi de ne pas opter pour des mesures de sécurité incendie, évoquant des contraintes budgétaires. Cette décision est gravement contestée par les époux, qui affirment ne pas avoir négligé leur devoir de sécurité.
Des courriels, révélés par Franceinfo, montrent que moins d'une semaine après le drame, l'entrepreneur avait informé la justice suisse que les Moretti n'avaient pas inclus dans leur configuration initiale « l'option avec capitonnage ignifuge ».
Des choix budgétaires contestés
Les responsables du bar ont depuis plaidé leur cause devant les magistrats, rejetant cette allégation d'irresponsabilité. L'entrepreneur précisé que cette omission était motivée par des raisons financières, un point que le couple conteste. Selon eux, la mousse phonique, qui a pris feu, aurait été acquise auprès d'un fournisseur allemand, et non localement comme initialement prétendu.
Négligence et attitude sous enquête
Le fournisseur a également exprimé dans son mail son inquiétude face à ce qu’il qualifie de « forme de négligence » des époux Moretti, affirmant qu’ils se croyaient capables d’obtenir des dérogations en se prévalant de leur réseau local. En outre, des allégations de menace émanant de Jacques Moretti envers l'entrepreneur bouleversent encore plus la situation.
Comme le souligne Franceinfo, deux mois après la tragédie, le fournisseur a intensifié ses commentaires, déclarant avoir été « harcelé par des journalistes » et craignant pour sa santé, tout en refusant d'unir ses forces avec la justice pour l’enquête.
Alors que l'enquête pour « homicide par négligence » se poursuit, elle vise désormais non seulement les Moretti, mais également d'autres responsables, posant des questions éthiques et légales sur la gestion de la sécurité incendie dans les établissements publics.







