Un mouvement de solidarité sans précédent a pris d'assaut les réseaux sociaux, encadré par le hashtag #BravoLaura, en faveur d'une adolescente de 16 ans, condamnée à six ans de prison en décembre 2025. Cette jeune fille est accusée d'avoir tué l'homme qu'elle dit avoir violé, ce qui a généré une vague de soutien ardente sur les plateformes comme TikTok et Instagram.
Des messages tels que "Laura, on te félicite" ou "Free Laura" résonnent au sein d'une communauté qui semble se diviser face à cette affaire. Le verdict a provoqué colère et indignation, mais il a également suscité ce formidable élan de solidarité, illustré par des vidéos où des jeunes femmes affichent leur soutien avec des gestes de camaraderie.
Une enfance marquée par le traumatisme
Laura a eu une enfance tumultueuse, décrite par son avocat, Frédéric Zajac, comme étant « particulièrement délétère », marquée par un viol collectif et des agressions physiques signalées sans suite. Placée dans un foyer à 14 ans, elle a vécu sous l'emprise de psychotropes et a multiplié les fugues. Lors d'une de celles-ci, en septembre 2024, elle se retrouve dans une situation tragique où, après avoir subi une agression, elle poignarde son agresseur. Après cet incident, elle est rapidement interpellée et incarcérée depuis un an et demi.
Le tribunal a finalement choisi d'appliquer le principe de l'atténuation de la responsabilité pénale des mineurs. Malgré la demande du parquet de 10 ans de prison, les juges se sont basés sur des expertises psychiatriques qui attestent d'un discernement altéré chez Laura. Selon son avocat, elle pourrait bénéficier de libérations anticipées dans un délai d'un à deux ans.
Des soutiens controversés
Alors que le hashtag #BravoLaura devient viral, l'avocat de la jeune fille affichent ses réserves quant à ce soutien. Frédéric Zajac désapprouve ces mobilisations, qu'il considère comme du "lobbying déstabilisateur", expliquent que cela ne correspond pas au mieux-être de sa cliente. Il souligne l'importance pour Laura de prendre conscience de ses actions plutôt que de les voir comme des épreuves glorifiantes.
"Mon seul souci, c'est de sauver cette gamine. Or les personnes qui font ça ne le font pas dans l'intérêt de Laura. Elle doit investir ce qu'elle a vécu mais aussi ce qu'elle a fait, sinon elle ne s’en sortira jamais. Le fait de tuer quelqu'un ne doit pas être une récompense."
Frédéric Zajac, avocat de LauraFranceinfo







