Le parquet de Marseille a annoncé, ce mercredi, la mise en examen de quatre individus, suspectés de faire partie d'une organisation criminelle. Cette affaire a débuté avec la saisie de plusieurs téléphones portables au sein du quartier d’isolement de la prison d’Aix-Luynes, découverte juste avant le transfert de l’un des leaders présumés de la DZ Mafia.
En mars dernier, six appareils ont été retrouvés, soulevant de sérieuses préoccupations quant à la sécurité de l'établissement pénitentiaire. Gabriel O., cité comme un leader du réseau de narcotrafic basé à Marseille, était sur le point de recevoir une cellule où un des téléphones avait été détecté, suite à son transfert depuis une prison à haute sécurité à Vendin-le-Vieil.
« Un projet d’action violente en préparation »
Les inculpés sont accusés de participation à une association criminelle avec l'intention de commettre des délits en bande organisée, comme l'a spécifié le procureur. L'un d'eux est en détention provisoire, tandis qu'un autre est soumis à un contrôle judiciaire. Les demandes de détentions pour les deux autres suspects seront examinées ultérieurement.
Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a révélé que cinq interpellations avaient eu lieu dans ce cadre, indiquant que des éléments laissaient supposer la préparation d'une action violente. Cela inclut l'achat d'équipements tels que des uniformes de policiers et de pompiers, des talkies-walkies, des gyrophares, et même un appartement destiné à des activités clandestines.
Avant son procès prévu à Aix-en-Provence à partir du 23 mars, Gabriel O. comparaîtra aux côtés d'un autre cadre présumé de la DZ Mafia, dans le cadre d'une affaire de double meurtre survenu en 2019, avant que cette organisation ne fasse surface.







