Feux dans les rues, tirs de mortiers : la police intensifie sa surveillance face aux manifestations des lycéens contre la réduction des heures d'enseignement. Mardi soir, une scène filmée par un témoin sur le site "Faisons parler Marseille" a suscité un vif émoi. On y voit un individu vêtu de noir et masqué, tentant de viser l’entrée du lycée Périer, les bras tendus comme s’il s’agissait d’une arme à feu. Le commentaire du vidéaste, mentionnant entre les explosions, "un lycéen tire sur son lycée", a intensifié l'inquiétude.
Des poubelles incendiées
Il est essentiel de préciser qu’il n’y a eu aucun échange de tir avec une arme à feu rue Paradis et heureusement, aucun blessé n'a été signalé. Les détonations provenaient de mortiers, des incidents que l’on a déjà observés lors des manifestations lycéennes récentes à Marseille. Depuis le début de la semaine, plusieurs centaines d’élèves ont protesté devant des établissements tels que les lycées Thiers (1er), Diderot (13e), Victor Hugo (3e) et Nelson-Mandela (12e) pour s’opposer à la réduction de leurs heures de cours.
Les tensions n'ont fait qu'escalader ; lundi dernier, la police a réagi face à des poubelles embrasées devant le lycée Diderot et des tirs de mortiers visant la façade du lycée technique Victor Hugo. Ces événements, comme le précise La Provence, illustrent l’exaspération croissante des étudiants face à des conditions d’études qu'ils jugent de plus en plus précaires.
Des experts en éducation et en sociologie s'entendent pour dire que cette mobilisation peut également être le reflet d'un malaise plus profond au sein de la jeunesse. Dans ce contexte, le sociologue Julien Leroy évoque que les jeunes se sentent « privés de leurs droits fondamentaux à l'éducation adéquate ». Les mois à venir s’annoncent donc cruciaux pour le dialogue entre les institutions éducatives et ces jeunes en quête de reconnaissance.







