Le 20 mars 2026, le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé son intention de demander un procès pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste contre Franck Elong Abé, responsable de l'agression d'Yvan Colonna. Ce dernier, militant nationaliste corse, avait été gravement blessé par son codétenu à la maison d'arrêt d'Arles en mars 2022 et succombé quelques semaines plus tard à ses blessures dans un hôpital marseillais.
Yvan Colonna, condamné à la réclusion à perpétuité en 2012 pour l'assassinat du préfet Claude Érignac en 1998, a vu sa mort susciter des controverses au sein de l'opinion publique et des analyses variées sur la persistance du nationalisme en Corse. Franck Elong Abé, qui purgeait une peine de neuf ans pour association de malfaiteurs terroriste, a été identifié comme l'agresseur dans cette affaire tragique.
Des experts notent que l'implication potentielle de l'agression dans un cadre terroriste pourrait amener un nouveau débat sur les conditions de détention et la prévention de la violence dans les établissements pénitentiaires. Comme l'indique le rapport de BFMTV, ce procès pourrait être un révélateur des enjeux politiques et juridiques entourant le nationalisme corse.
Ce développement fait suite à une mobilisation croissante pour justice autour de la figure d'Yvan Colonna, figure controversée mais emblématique du mouvement indépendantiste corse. La communauté milite pour que son héritage soit mieux compris et que les circonstances de sa mort soient examinées en profondeur.







