Suite au décès tragique d’Yvan Colonna, survenu en mars 2022 alors qu'il était incarcéré, le Parquet national antiterroriste a récemment annoncé sa volonté de poursuivre Franck Elong Abé pour assassinat, en relation avec une entreprise terroriste. Cette nouvelle dimension de l'affaire a émergé lors d’une réquisition rendue publique le 20 février dernier, près de quatre ans après l'agression qui a eu lieu dans la prison d'Arles, dans les Bouches-du-Rhône.
Franck Elong Abé, à présent âgé de 39 ans, avait déjà été condamné pour des actes liés au terrorisme avant de commettre cette agression violente contre Colonna, militant indépendantiste corse connu pour son implication dans l’assassinat du préfet Erignac en 1998. Ce dernier avait été reconnu coupable et condamné en 2011 à une peine de prison définitive.
Une enquête controversée
En octobre 2025, des tensions avaient éclaté à Ajaccio, en Corse, suite au classement sans suite de l'enquête sur la mort d'Yvan Colonna, où de nombreux manifestants s'étaient opposés aux décisions prises par l'administration pénitentiaire. Ces événements ont souligné l’indignation croissante et les frustrations au sein de la population, comme l'a rapporté 20Minutes.
Les experts dans le domaine de la justice s'interrogent également sur les ramifications de cette affaire. Certains soutiennent que des mesures doivent être prises pour garantir la sécurité des détenus, et d'autres plaident pour un contrôle plus strict des systèmes pénitentiaires afin de prévenir de telles violences à l’avenir.
Alors que la demande de procès pour assassinat est en cours, l'opinion publique demeure divisée, oscillant entre le soutien au militantisme corsé et la nécessité d'une justice impartiale. Les répercussions de cette affaire continueront sans doute à influencer les débats sur l'indépendance corse et la gestion pénitentiaire en France.







