Le suspense est à son comble dans la Ville rose. À l'approche du second tour des municipales, dimanche prochain, Toulouse vibre au rythme d'une campagne électorale pleine de tensions. Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, représentant la droite diversifiée, se confronte à François Piquemal de La France Insoumise, soutenu par l'union de la gauche. Un sondage récent laisse présager une lutte acharnée.
Réalisé par Ifop-Fiducial pour La Dépêche du Midi et Sud Radio, l'étude révèle que Moudenc pourrait l'emporter avec 51 % des intentions de vote contre 49 % pour Piquemal. Cet écart infime entre les deux candidats tombe dans la marge d'erreur de 3,8 points, rendant l'issue extrêmement incertaine.
La fusion à gauche attire une majorité d'électeurs
L'une des observations majeures de cette enquête concerne le transfert de voix. En effet, la coalition de gauche semble convaincre la majorité : 80 % des électeurs de François Briançon, arrivé troisième, prévoient de voter pour Piquemal, tandis que seulement 20 % se tourneraient vers Moudenc.
Les tendances électorales se révèlent marquées par des clivages générationnels et socioprofessionnels. Piquemal est particulièrement populaire parmi les jeunes, atteignant jusqu'à 70 % chez les 18-24 ans. En revanche, Moudenc détient un soutien solide parmi les seniors, avec 72 % des voix chez les plus de 65 ans. Les actifs affichent également des tendances intéressantes : les cadres penchent légèrement vers Piquemal (52 % des voix), alors que la majorité des chômeurs se prononce pour lui (62 %).
Ce sondage, effectué auprès d'un échantillon de 706 personnes entre le 17 et le 19 mars, souligne l'importance cruciale de chaque voix dans cette élection qui promet d'être historique.







