Le tribunal administratif de Bordeaux a déclaré recevable la demande d'extension de la carrière de l'entreprise Imerys à Thiviers, en rejetant les recours présentés par plusieurs associations au sujet de l'impact environnemental de ce projet. La décision a été rendue le 20 mars dernier.
Les associations comme SEPANSO Dordogne et France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine avaient évoqué une évaluation insuffisante des effets de cette extension sur la biodiversité, en particulier concernant certaines espèces animales et des cours d'eau. Leur demande de suspension de l'arrêté préfectoral a donc été refusée, car le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas de doute sérieux sur la légalité de cette décision administrative.
Au cours des derniers mois, les manifestants se sont mobilisés à plusieurs reprises pour contester ce projet, avec plus de 200 personnes défilant dans les rues de Thiviers. Cette opposition s'est intensifiée après qu'un colis suspect a été découvert sur le site, entraînant des accusations d'intimidation de la part d'Imerys.
Des experts en environnement, comme Jean-Luc Béguin de France Nature Environnement, se montrent déçus par la décision du tribunal. Selon lui, « les impacts sur la faune et la flore n'ont pas été correctement évalués, et cela aurait dû influencer la décision administrative ».
En somme, ce jugement a soulevé des questions sur la balance entre les intérêts économiques et la préservation de l'environnement, laissant les opposants perplexes face à l'ampleur de la tâche qui les attend.







