Invité au "Grand Jury RTL – Public Sénat – Le Figaro – M6", l'ancien commissaire européen au marché intérieur a récemment exprimé sa confiance dans les capacités de régulation des lois européennes concernant les géants du numérique. Alors que les règles entourant les algorithmes de Google et Meta soulèvent de nombreuses interrogations, il estime que la législation est non seulement adéquate mais bien en avance sur son temps.
Avec les récentes condamnations de Google et Meta en raison de leurs algorithmes jugés trop addictifs, notamment sur des plateformes comme Instagram et YouTube, la question de l'efficacité de la régulation européenne devient primordiale. Le débat persiste : les législations actuelles sont-elles adaptées aux défis posés par ces puissantes entreprises ou sont-elles dépassées par leur rapidité d'action ? Thierry Breton n'hésite pas à affirmer que les lois, en particulier le Digital Services Act (DSA) qu'il a soutenu, représentent une avancée significative pour la protection des jeunes utilisateurs, qui passent en moyenne "entre 5 et 7 heures par jour" sur ces réseaux.
« Ce qui est interdit dans la vie réelle doit également l'être en ligne », a-t-il souligné, mettant en avant l'importance de réguler les contenus dangereux et haineux. Le DSA vient avec des mécanismes visant à surveiller et éventuellement contrôler les algorithmes, un aspect crucial du texte adopté par presque 90% des députés européens, témoignant d'un large soutien politique à cette initiative.
« Ces lois, je les ai portées, elles ont été votées, elles sont maintenant appliquées »
Cependant, malgré ces avancées, des doutes persistent concernant les algorithmes. Ces derniers sont accusés de favoriser une consommation excessive chez les jeunes et d'avoir des impacts sur la diffusion de certaines vidéos politiques, notamment observé lors des élections. Il est donc impératif de continuer à interroger et évaluer l'efficacité de la législation en matière de régulation numérique.







