Le premier ministre hongrois sortant, Viktor Orbán, a reconnu sa défaite face à Péter Magyar lors des élections législatives du 12 avril 2026, des résultats qui retiennent l'attention des capitales européennes et américaines.
Après seize ans de règne, Viktor Orbán a exprimé sa déception dans un discours au siège de sa campagne électorale : « Les résultats, bien que non définitifs, sont clairs. Nous n'avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner », a-t-il déclaré. L’élu de 66 ans a précisé qu'il avait déjà contacté son rival pour le féliciter.
Péter Magyar, 45 ans, leader du parti Tisza, a réussi à devancer le Fidesz d'Orbán avec 137 des 199 sièges à l'Assemblée nationale selon 66 % des votes dépouillés, ce qui lui permet de disposer d'une majorité de deux tiers pour mettre en œuvre diverses réformes constitutionnelles.
« La Hongrie a choisi l'Europe »
Les conséquences de ce scrutin dépassent les frontières hongroises et devraient influencer significativement l'Union européenne et les relations avec l'Ukraine. « La Hongrie a choisi l'Europe », a tweeté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Selon elle, ce vote symbolise un retour fort vers le projet européen.
Le président français Emmanuel Macron a, lui aussi, salué ce choix, exprimant : « Une victoire de la participation démocratique et de l'attachement du peuple aux valeurs de l'UE ». Il a également appelé à renforcer la souveraineté européenne.
Supporté par des figures comme Donald Trump et proche de Vladimir Poutine, Viktor Orbán a vu sa popularité décliner ces dernières années, notamment à cause des critiques sur sa gestion de la crise ukrainienne. Ce dimanche, la participation a atteint 77,80%, un chiffre record depuis la fin du régime communiste, selon le Bureau national des élections, illustrant un regain d'engagement citoyen.







