Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, s'exprime sur RTL à propos de la polémique soulevée par la loi Yadan, un texte qui sera examiné à l'Assemblée nationale le 16 avril. Il soutient que ce projet de loi ne vise pas seulement à lutter contre l'antisémitisme, mais cherche en fait à limiter la liberté d'expression de ceux qui dénoncent la violence subie par le peuple palestinien.
Dans ses déclarations, Bagayoko affirme : "J'ai signé cette pétition car je considère que ce projet de texte est incompatible avec les valeurs fondamentales de la République. Nous devons encourager nos concitoyens à se lever contre des projets législatifs qui portent atteinte à notre cohésion sociale." À ce jour, la pétition a récolté plus de 703 000 signatures, témoignant d'une forte mobilisation autour de cette question.
Bagayoko insiste sur le fait que cette législation pourrait transformer la critique légitime des violences au Moyen-Orient en une accusation d'antisémitisme. "Ce projet questionne profondément la liberté d'expression", déclare-t-il, soulignant l'importance de discuter librement des événements tragiques qui touchent le peuple palestinien.
Un soutien à Caroline Yadan malgré les dissensions
Malgré ses réserves sur la loi, Bally Bagayoko soutient Caroline Yadan, la députée à l'origine du texte, qui subit actuellement des attaques antisémites et du cyberharcèlement. "Je condamne fermement ces attaques et me tiens aux côtés de ceux qui subissent de tels traitements. Notre indignation ne doit jamais dépendre de la situation politique des personnes concernées", ajoute-t-il.
La loi Yadan vise à renforcer la répression envers les actes d'apologie du terrorisme, interdisant notamment leur interprétation comme acte de résistance. Cependant, elle soulève des inquiétudes quant aux limites qu'elle impose à la liberté d'expression, tel que rapporté par des experts de l'ONU qui craignent que cette législation ne nuise aux débats publics essentiels et aux droits humains.







