La Bosnie-Herzégovine vient récemment d'accorder son feu vert à un ambitieux projet énergétique impliquant des investissements d'environ 1,5 milliard de dollars, issu d'une société liée à un proche de Donald Trump. Ce projet comprend la création d'une interconnexion gazière avec la Croatie et la mise en place de centrales thermiques, un développement qui suscite des inquiétudes au sein de l'Union européenne.
Dans une lettre datée du 13 avril, l'ambassadeur de l'UE en Bosnie, Luigi Soreca, a rappelé au gouvernement bosnien ses obligations en tant que pays candidat à l'adhésion à l'UE, notamment celles liées au respect du Traité instituant la Communauté de l'énergie, signé en 2006. Il a souligné l'importance de se conformer aux normes européennes en matière d'appels d'offres et de règles de concurrence, conditions essentielles pour garantir l'intégration future du pays dans l'Europe.
Cette mise en garde intervient alors que la législation sur le projet gazier est en passe d'être adoptée, et le site Istraga.ba a révélé le contenu de la correspondance officielle. Dans son message, Soreca a exhorté les autorités compétentes à prendre en compte les engagements pris dans le cadre de l'Accord de stabilisation et d'association lors de l'élaboration législative.
Les experts s'accordent à dire que ce projet pourrait nuire aux aspirations européennes de la Bosnie, en particulier si les normes énergétiques ne sont pas respectées. L'intégration de la Bosnie-Herzégovine dans l'UE requiert des réformes significatives, tant dans le secteur énergétique que dans d'autres domaines, a déclaré un analyste cité par Le Monde.
En somme, l'avenir énergétique de la Bosnie semble se heurter à des défis significatifs, alors même que le pays cherche à poursuivre son chemin vers l'intégration européenne. Les appels de l'UE constituent un rappel opportun de l'importance des engagements pris et des responsabilités qui en découlent.







