Une mer d'oursons en peluche s'est installée en plein cœur de Washington, représentant les 20.000 enfants que Kiev accuse la Russie d'avoir enlevés. Cette manifestation a été l'occasion pour de nombreux citoyens et élus de réclamer un retour immédiat de ces enfants.
Près du Capitole, des dizaines de personnes, dont des membres de la communauté ukrainienne, se sont rassemblées jeudi. Le mot d'ordre qui a résonné dans l'air était clair : "Ramenez-les à la maison".
"En voyant ces oursons, l'horreur de la situation devient palpable. Chaque jour qui passe, ce sont des vies d'enfants qui sont compromises", a déclaré Mariia Hlyten, une Ukrainienne déterminée de 24 ans présente lors de l'événement.
Accompagnée de proches, elle a partagé son indignation. Arkady Dolina, 28 ans, arborant fièrement le drapeau ukrainien, a aussi exprimé son choc face à de telles atrocités. Selon les déclarations officielles, au moins 20.000 enfants auraient été transférés de force vers des territoires occupés ou la Russie, un chiffre qui pourrait en réalité être bien plus élevé.
"Ces enfants sont enlevés et endoctrinés dans des camps. Ils deviennent ensuite des pions dans des conflits brutaux et inutiles", a-t-il déclaré.
Sous un soleil ardent, plusieurs élus ont pris la parole pour alerter le public sur ces injustices. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal a dénoncé cette stratégie comme une tentative d'effacer l'identité ukrainienne. "Il s'agit d'un plan délibéré pour détruire un peuple, en niant leur langue, leur culture et leur religion", affirme-t-il. Il a promis d'emmener un ourson avec lui lors de son prochain voyage en Ukraine, symbolisant une vie à sauver.
La question des enlèvements d'enfants est désormais au cœur de la diplomatie ukrainienne. La Première dame des États-Unis, Melania Trump, a même initié un dialogue avec Vladimir Poutine pour demander le retour de ces enfants. Cependant, les versions des deux parties divergent, l'un accusant l'autre d'agression, tandis que Moscou prétend agir pour protéger ces enfants des conflits.
Des personnalités politiques américaines comme Jamie Raskin qualifient ces actes de "violations flagrantes des droits de l'homme", allant jusqu'à dénoncer un possible génocide. La Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant, Maria Lvova-Belova, en lien avec ces accusations d'enlèvements.
Bien que des enfants aient été remis en liberté grâce à des efforts internationaux, leur nombre reste dérisoire face à ceux qui sont encore disparus. "Il y aurait sûrement bien plus de 100.000 enfants disparus", estime le démocrate Michael McCaul, soulignant la gravité de la situation. Marianna Tretiak, membre de l'American Coalition for Ukraine, conclut : "C'est une stratégie délibérée d'anéantissement. La Russie doit rendre des comptes."







