Le groupe Meta, à la tête de Facebook et Instagram, a révélé le 23 avril une restructuration majeure.
Dans un mémo interne, Janelle Gale, responsable des ressources humaines, a annoncé que près de 8.000 salariés, soit environ 10 % des effectifs de l'entreprise, seraient licenciés, en plus de la suppression de 6.000 postes vacants. Cette décision vise à renforcer l'efficacité opérationnelle et à équilibrer les lourds investissements réalisés dans l'intelligence artificielle (IA).
Lors d'une précédente réunion, le PDG Mark Zuckerberg avait souligné que l'IA pourrait permettre des économies significatives : « Des projets qui nécessitaient jadis de grandes équipes peuvent désormais être gérés par une seule personne talentueuse. » Cela reflète un changement vers une structure plus agile au sein de l'entreprise.
Des investissements colossaux dans l’IA
Meta, qui comptait environ 78.865 employés fin 2022, fait face à des défis de redimensionnement importants après plusieurs vagues de licenciements. Le groupe avait précédemment annoncé la suppression de 11.000 postes, suivie d'une seconde série touchant 10.000 personnes supplémentaires. Malgré ces décisions, les effectifs avaient augmenté temporairement de 11.000 employés entre 2023 et 2025, indiquant une complexité dans la gestion des ressources humaines.
Concernant l'avenir, Meta projette d'investir entre 115 et 135 milliards de dollars d'ici 2026, principalement pour garantir sa position de leader en IA, incluant la coopération avec des sociétés comme AMD pour l'acquisition de puces d'une valeur de 60 milliards de dollars. Ces initiatives montrent l'engagement de Meta à étendre ses capacités en IA, malgré les licenciements actuels.







