Lors d'une rencontre à Athènes, Emmanuel Macron a souligné la nécessité pour l'Europe de se redresser face à une situation internationale difficile. Évoquant la position conjointe des présidents Trump, Poutine et Xi, qui sont «farouchement opposés aux Européens», il a déclaré : «C'est le bon moment pour un sursaut de notre part.» Ce discours, tenu en anglais, faisait partie d'un échange avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, dans l'Agora romaine, au cœur de la capitale grecque.
Le président français a mis en exergue la complexité des relations avec les États-Unis, notant que bien que Trump soit un allié, il n'est pas toujours «fiable» ou «prévisible». Selon une analyse du Le Monde, cette déclaration s'inscrit dans un contexte où l'Union européenne pourrait se redéfinir comme une force unie et cohérente sur la scène mondiale. Emmanuel Macron a affirmé que l'Europe, par contraste, était «fiable» et «prévisible».
En abordant la question de la souveraineté européenne, il a fait référence à son discours historique à l'Acropole en 2017, plaidant cette fois encore pour un «renforcement» du pilier européen au sein de l'OTAN. Il a averti que «le problème est pour nous de devenir une vraie puissance», soulignant que les capacités cumulées des États membres, notamment en défense et en commerce, peuvent tenir la comparaison face aux États-Unis et à la Chine.
Macron a également fait état de ses préoccupations concernant l'article 5 du traité de l'OTAN, qui garantit le soutien mutuel entre alliés et qui a été fréquemment mis à mal par Trump. «Cela affaiblit de facto l'Alliance», a-t-il estimé, tout en réitérant que l'OTAN demeure une «bonne alliance stratégique» à préserver. En somme, son appel à l'unité européenne se veut à la fois une réaction face aux menaces externes et une motivation pour construire une Europe plus forte et plus intégrée.







