La compétition approche, mais des tensions géopolitiques viennent troubler le paysage sportif. L'Iran et l'Égypte, qualifiés pour la prochaine Coupe du monde de football, manifestent leur désapprobation face à un "match des fiertés" prévu à Seattle en raison des implications politiques. Malgré une qualification, l'Iran envisage un potentiel boycott en raison des relations tendues avec les États-Unis, co-organisateurs de l'événement.
Ce conflit entre Washington et Téhéran s'invite sur le terrain de football. En effet, la Coupe du monde, qui se déroulera en juin prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada, se prépare à accueillir 48 pays, dont l'Iran. Néanmoins, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a exprimé son scepticisme quant à la participation de la Team Melli, affirmant qu'elle ne devrait "en aucun cas" participer.
Donald Trump a immédiatement réagi, affirmant que pour "leur propre sécurité", il serait sage que les Iraniens évitent le voyage. En réponse, l'Iran réclame le droit de disputer ses matches au Mexique afin de s'épargner un environnement hostile. Le 5 décembre lors du tirage au sort de la Coupe, un moment déjà teinté d'ironie, le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait remis à Trump un prix de la paix, ajoutant que le 26 juin, à Seattle, se tiendrait ce fameux "match des fiertés", en soutien à la communauté LGBT.
Le tirage n'a pas tardé à susciter des critiques : deux équipes musulmanes, l'Iran et l'Égypte, ont été sélectionnées pour cet affrontement symbolique, malgré les lois islamiques strictes condamnant l'homosexualité. D'un point de vue sportif, si l'Iran ne se présente pas ou refuse de jouer aux États-Unis, la FIFA devra trouver un autre participant pour ce match phare, avec le Brésil qui pourrait faire office de solution alternative. Cela ouvrirait également la voie à une "fan zone" prévue au bois de Boulogne à Paris, où l'effervescence typiquement brésilienne pourrait s'exprimer pleinement.







