Accusé d'avoir menacé la vie de Trump, James Comey a affirmé mardi 28 avril qu'il n'avait pas peur des nouvelles poursuites lancées par le gouvernement. Son esprit reste ferme : "Je suis toujours innocent".
"Je suis toujours innocent, je n'ai pas peur et je crois en une justice fédérale indépendante", a déclaré Comey dans une vidéo.
Les accusations à son encontre proviennent d'une photo partagée sur les réseaux sociaux, jugée menaçante par l'administration Trump. Ce nouvel épisode juridique arrive à un moment tendu pour la politique américaine.
Des accusations graves : jusqu'à dix ans de prison encourus
Cette nouvelle inculpation survient peu après des événements tragiques lors d'un gala de la presse à Washington, où un suspect a été arrêté pour tentative d'assassinat du président. Lors d'une conférence de presse, Todd Blanche, le nouveau ministre de la Justice, a affirmé : "Menacer la vie du président est inacceptable. Chaque chef d'accusation peut entraîner une peine maximale de dix ans de réclusion".
Les tensions entre Comey et Trump se ravivent, notamment après le licenciement, début avril, de la ministre de la Justice Pam Bondi, entraînant des choix controversés pour sa succession. Une juge fédérale avait déjà annulé certaines poursuites contre Comey en novembre, les qualifiant de "téléguidées" par Trump, soulignant que la nomination de la procureure impliquée était illégale.
Dans ce climat chargé, les opinions des experts s'opposent. Certains estiment que Comey est le bouc émissaire d'un système politique en déroute, tandis que d'autres dénoncent ses actions passées qui auraient pu conduire à cette situation. Les répercussions à long terme sur la souveraineté de la justice fédérale restent à déterminer, mais la bataille médiatique qui suit ce scandale est déjà bien engagée.







