Lors d'un dîner d'État mémorable à la Maison Blanche, le roi Charles III a su faire preuve d'un humour fin en n'hésitant pas à répondre aux provocations de Donald Trump. En évoquant la colonisation britannique de l'Amérique du Nord, il a plaisanté en affirmant que sans l'intervention des Britanniques, les Américains parleraient français.
Cette remarque fait écho aux déclarations de Trump faites en janvier lors du sommet de Davos, où il avait affirmé que, sans le soutien américain pendant la Seconde Guerre mondiale, “vous parleriez allemand et un peu japonais”.
Dans son discours, Charles III a souligné l'héritage franc-britannique qu'ont de nombreux lieux aux États-Unis, reflet de l'histoire coloniale des deux nations. "Vous avez récemment évoqué que, sans les États-Unis, les pays européens parleraient allemand. Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français?", a-t-il lancé, suscitant des rires parmi les convives.
Le roi a également abordé le passé en faisant référence aux "réajustements" controversés de la Maison Blanche liés au projet de salle de bal défendu par le milliardaire républicain. "Nous, les Britanniques, avons tenté notre propre projet de réaménagement en 1814", a-t-il plaisanté, rappelant l'incendie de la Maison Blanche par les troupes britanniques cette année-là.
Charles a poursuivi avec une taquinerie sur la Boston Tea Party de 1773, soulignant que ce dîner était une "amélioration considérable" par rapport à cet événement historique.
De son côté, Trump n'a pas manqué de piquer ses opposants, déclarant : "Félicitations Charles pour votre discours, vous avez réussi à faire se lever les démocrates, ce que je n'ai jamais réussi à faire".
Les deux dirigeants ont convenu de l'importance de la "relation spéciale" entre le Royaume-Uni et les États-Unis, malgré certaines divergences, notamment sur la politique concernant l'Iran.
Pour marquer cette rencontre, Charles III a offert à Trump une cloche du HMS Trump, un sous-marin britannique mis en service en 1944, en la présentant comme un symbole de l'histoire commune des deux nations et du futur prometteur qui les attend. "N'hésitez pas à nous sonner si vous avez besoin de nous", a-t-il ajouté avec un clin d'œil.







