Actuellement en campagne pour la présidentielle de 2027, Xavier Bertrand ne perd pas de temps pour exprimer son souhait de voir la Corse jouir d'une autonomie renforcée. L'ancien ministre de la Santé et du Travail, connu pour ses fréquentes interventions sur l'île, évoque sa connaissance approfondie des défis insulaires bien au-delà des clichés habituels.
Bertrand prône une autonomie législative pour la Corse, soulignant que cette région, souvent considérée comme la plus démunie de France, mérite une attention particulière. Toutefois, un élément essentiel de sa proposition est l'organisation d'une consultation publique, sous la forme d'un référendum, afin de recueillir l'avis des Corses sur ce sujet délicat.
Son initiative s'inscrit dans un contexte plus large où, selon plusieurs experts en politiques régionales, la question de l'autonomie corse pourrait ouvrir la voie à une refonte des relations entre l'État et les territoires insulaires. Au fil des années, divers acteurs politiques insulaires ont exprimé des opinions divergentes sur ce sujet, rendant la situation encore plus complexe.
Pour des acteurs comme Paul-Laurent Garlan, chercheur à l'Institut des Hautes Études sur la Sécurité Intérieure, cette démarche pourrait être un moyen pour les Corses de se réapproprier leur destin. « Un référendum est nécessaire pour éviter d'imposer des décisions d'en haut, qui pourraient ne pas refléter les aspirations réelles des citoyens locaux », déclare-t-il.
Avec une région historiquement marquée par des tensions politiques, un référendum pourrait également servir de catalyseur pour un dialogue constructif et apaisé entre les différentes fractions de la société corse, et notamment entre les autonomistes et les nationalistes.
Au-delà de la proposition de Bertrand, c'est l'ensemble du futur institutionnel de la Corse qui est en jeu, alors que les Corses se prennent à rêver d'une plus grande autonomie et d'une reconnaissance de leur identité distincte au sein de la République française.







