Face à un possible foyer d’hantavirus, le ministère espagnol de la Santé a annoncé qu'« aucune décision » ne sera prise concernant l'accostage d'un bateau de croisière tant que les données épidémiologiques ne seront pas examinées.
Cette déclaration contredit les informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avait révélé que l'Espagne était disposée à accueillir le paquebot dans les Canaries. Le ministère a précisé que la décision dépendra des données recueillies lors d'un précédent passage du navire au Cap-Vert.
Des morts et une évaluation nécessaire
Manuel Domínguez, vice-président du gouvernement des Canaries, a exprimé ses réserves lors d'un entretien radio, affirmant qu'il serait « préférable » que le navire évite l'archipel pour se diriger vers le continent espagnol. Il a mis l'accent sur le fait qu'une telle décision devra être guidée par des critères de sécurité sanitaire.
« Si l'escale aux Canaries pouvait être évitée, ce serait excellent, car cela garantirait plus de ressources sur le continent. Cependant, si cela doit avoir lieu, toutes les précautions possibles devront être prises », a-t-il souligné.
Propagation suspectée
Selon un rapport de l’OMS, actuellement, sept cas de contamination ont été identifiés, dont deux confirmés par des analyses de laboratoire et cinq sont suspectés. Les décès de trois passagers liés à cette épidémie ont également été signalés. L’OMS a exprimé des inquiétudes concernant une possible transmission interhumaine du virus.
Maria Van Kerkhove, responsable à l’OMS, a signalé que, d'après la durée d'incubation du virus, il est probable que les infections aient eu lieu en dehors du navire. « Nous suspectons que la transmission puisse se produire parmi les individus ayant été en contact étroit », a-t-elle ajouté.







