Le débarquement des passagers d'un bateau de croisière néerlandais aux îles Canaries a été autorisé par les autorités espagnoles après la confirmation de deux cas d'hantavirus. Ces informations ont été relayées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La situation suscite des inquiétudes, notamment après que trois personnes aient perdu la vie sur le MV Hondius, qui était auparavant bloqué au large du Cap-Vert.
Le test PCR d'une passagère néerlandaise de 69 ans a confirmé son infection, faisant d'elle l'une des deux cas actuellement identifiés. Le mari de cette passagère, âgé de 70 ans, a été le premier à développer des symptômes, décédant le 11 avril dernier. Pour Maria Van Kerkhove, directrice par intérim de l'OMS, les autorités espagnoles ont prévu d'évaluer les risques pour les autres passagers lors de leur arrivée.
"Le risque pour le grand public reste faible. Ce virus se comporte différemment de ceux comme la grippe ou le Covid-19", a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse à Genève.
La possibilité d'une transmission interhumaine est également à l'étude. Les experts de l'OMS, comme l'a souligné Van Kerkhove, estiment que les infections ont pu se produire en dehors du navire, mais un contact étroit entre les passagers pourrait avoir facilité la propagation.
D'après l'Institut Pasteur, la transmission interhumaine des hantavirus est rare, avec des cas connus notamment en Argentine. Ces virus se transmettent généralement par des rongeurs infectés, et non entre humains, sauf dans des circonstances très spécifiques.
L'OMS continue d'apporter son soutien aux enquêteurs et aux autorités sanitaires sur place, tout en rassurant le public quant à la gestion de la situation. Les passagers, dont certains sont Français, devraient être accueillis à Tenerife ou à Las Palmas.
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