Dans un contexte de tensions grandissantes au Moyen-Orient, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a rencontré son homologue chinois, Wang Yi, le 6 mai dernier à Pékin. Cette rencontre, rapportée par l'agence de presse officielle iranienne, intervient alors que la crise dans la région continue de se intensifier.
La Chine, principal importateur de pétrole iranien, s'est engagée à soutenir son partenaire malgré l'instabilité actuelle. Selon la société d'analyse Kpler, avant le déclenchement du conflit, plus de 80 % du pétrole exporté par l'Iran était destiné à la Chine, soulignant ainsi la dépendance mutuelle entre les deux nations.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a exhorté la Chine à influencer Téhéran pour permettre la libre circulation par le détroit d'Ormuz. Dans une déclaration à la presse, il a rappelé : "J'espère que les Chinois conseilleraient à Araghchi ce qu'il doit entendre, à savoir que ses actions dans le détroit le rendent de plus en plus isolé sur la scène internationale".
Dépendance au pétrole iranien
La question du passage par le détroit d'Ormuz est cruciale pour Pékin, car plus de la moitié de ses importations en brut, acheminées par voie maritime, proviennent du Moyen-Orient et transitent par cette voie stratégique. Ainsi, la Chine a été discrète mais proactive dans sa démarche pour contribuer à un apaisement des tensions.
Pékin a réussi à maintenir un équilibre délicat, émettant des critiques mesurées à l'égard des États-Unis tout en soutenant l'Iran, afin de ne pas froisser les pays du Golfe, avec lesquels il a renforcé ses relations au cours des dernières années. Selon le site France 24, cette dynamique pourrait se traduire par un rôle stratégiquement accrue de la Chine dans le dialogue régional.







