Après un hiver surprenant, tant par sa chaleur que par ses abondantes pluies, la situation des ressources en eau en Haute-Corse apparaît très favorable. Lors d'une réunion récente à Bastia, le comité local a annoncé un niveau de remplissage des barrages ayant atteint son maximum.
Comme l'a mentionné le mois dernier, les réserves en eau de Haute-Corse sont désormais complètement reconstituées. Lors de cette rencontre, les responsables ont évalué la situation comme « globalement rassurante ».
Le préfet de la région, Michel Prosic, a révélé que cette saison de recharge a été « 20 % supérieure à une année normale », grâce notamment aux précipitations significatives observées entre septembre et avril. « Certaines nappes se sont reconstituées pour la première fois depuis des années et continuent de le faire », a-t-il déclaré, en ajoutant que « l'indice d'humidité des sols est plutôt satisfaisant », ce qui signifie qu'aucun secteur n'est actuellement en situation de fragilité, selon les derniers rapports.
Tous les barrages remplis
Cette évaluation positive a permis le remplissage intégral de tous les barrages et retenues sous la gestion de l’office d’équipement hydraulique de la Corse, soit sept au total. Seul le barrage de Peri en plaine orientale a récemment commencé son remplissage, après des travaux destinés à augmenter les capacités de stockage de l'île. Ange de Cicco, directeur de l'OEHC, a précisé que ces travaux, débutés en octobre 2024, visent à « créer un million de mètres cubes supplémentaires ». La phase de remplissage a été lancée le 12 mai dernier, à partir du barrage de l’Alisgiani, ce volume étant prévu pour être « reconstitué naturellement à partir de la fonte des neiges ou des prochaines pluies », annonçait Météo France lors du dernier comité de ressources en eau.
Prudence reste mère de sûreté
Tirant des enseignements des années précédentes où des périodes de sécheresse se sont déclarées rapidement, et face à un hiver très chaud, le préfet Michel Prosic fait appel à la prudence. Bien qu'il déclare que « nous rentrons dans de bonnes conditions dans l'été », il rappelle que cela ne s'est produit qu'à une seule occasion au cours des cinq dernières années. « Des températures élevées ou une mauvaise pluviométrie pourraient générer des difficultés », a-t-il ajouté. Malgré un climat optimiste, il incite chacun à exercer de la vigilance, en soulignant que « la meilleure manière de préserver notre ressource en eau, c'est de l'utiliser moins et à bon escient ». Il insiste sur l'importance de la gestion raisonnée des ressources, en particulier pour anticiper les hivers à venir.







