Donald Trump a annoncé le 7 mai que l'Union européenne dispose jusqu'au 4 juillet pour mettre en œuvre l'accord commercial convenu avec les États-Unis, sous peine de se voir imposer des tarifs douaniers "considérablement plus élevés".
Suite à de récentes menaces concernant de nouvelles surtaxes douanières sur les véhicules importés d'Europe, Donald Trump a déclaré avoir "accordé un délai" à l'UE avant de passer à l'action. Après une conversation qu'il a qualifiée d'"excellente" avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, il a posté sur Truth Social que l'UE doit "honorer ses engagements" pris dans le cadre de l'accord commercial signé l'été dernier à Turnberry, en Écosse.
Si le délai est dépassé, Trump a averti que les droits de douane subiront une augmentation immédiate. Ces déclarations ont été étayées par des analystes, tels que le professeur en sciences politiques Jean Wyplosz, qui estime que cette stratégie fait partie d'une manipulation pour obtenir plus de concessions de la part des Européens.
Accord ratifié, mais pas encore appliqué
Bien que le Parlement européen ait donné son feu vert à cet accord à la fin mars, il reste des étapes à franchir avant sa mise en œuvre. Les États membres doivent s'engager dans des discussions internes, rendant ainsi l'application immédiate complexe. La délégation de l'UE à Washington a assuré le 1er mai que le bloc met en application les engagements pris auprès des États-Unis tout en gardant en tête d'éventuelles actions pour protéger ses propres intérêts si Washington ne respecte pas sa part de l'accord.
Les eurodéputés ont toutefois assorti leur approbation de plusieurs garde-fous, ainsi que d'une clause d'extinction fixée à mars 2028, illustrant leur inquiétude face à un accord qu'ils jugent déséquilibré. Les enjeux économiques et politiques demeurent donc élevés, alors qu'approche la date limite fixée par Trump.
Avec AFP







