La compagnie aérienne low-cost Volotea, basée en Espagne, a récemment suscité la controverse avec un mécanisme permettant d'augmenter le prix de ses billets après l'achat. Cependant, la Commission européenne a clairement affirmé que toute modification ultérieure du tarif est strictement prohibée.
Le 8 mai, l'Union européenne a réitéré son opposition à l'ajout d'un supplément carburant pour les billets déjà réservés, malgré la flambée des prix du kérosène en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Lors d'une conférence de presse, Anna-Kaisa Itkonen, porte-parole de la Commission, a déclaré : “L'imposition d'un supplément carburant après l'achat d'un billet ne peut se justifier.” Les compagnies qui tenteraient de modifier le prix encourent des sanctions en vertu des lois européennes sur la concurrence.
En France, Volotea a défendu son approche, affirmant que cette pratique était approuvée par cinq cabinets juridiques spécialisés. Gilles Gosselin, directeur de la compagnie en France, a déclaré à Franceinfo : “Nous avons conçu ce système pour assurer transparence et conformité légale.” Il a également mentionné que “97% des clients ayant réservé depuis mi-mars acceptent ces surcharges.”
Cependant, dans un document publié sur la crise énergétique affectant le secteur aérien, Bruxelles a maintenu que “toute modification rétroactive” des prix de billets d'avion est “exclue”. La Commission a précisé que les compagnies aériennes ne peuvent établir des clauses dans leurs conditions générales leur permettant d'augmenter le prix d'un billet basé sur l'évolution des coûts du carburant après l'achat.
Une exception existe pour les forfaits touristiques, qui peuvent voir leur prix augmenter en fonction du coût du carburant, à condition que cela soit stipulé dans le contrat. Cette situation soulève des questions importantes sur la transparence et l'équité dans le secteur aérien, alors que les consommateurs cherchent des réponses claires face à des pratiques de facturation controversées.







