Le président américain a réitéré ce vendredi ses attentes concernant une avancée dans les négociations avec l'Iran, marquées par des tensions grandissantes depuis plusieurs semaines.
Lors d'une conférence de presse à Washington, Donald Trump a affirmé qu'il espérait recevoir « ce soir » une réponse de l'Iran concernant sa dernière proposition visant à mettre un terme aux hostilités. « Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe », a-t-il déclaré. Son secrétaire d'État, Marco Rubio, a également évoqué l'attente d'une réponse de Téhéran « dans la journée », soulignant l'importance des discussions en cours.
Cependant, l'Iran est resté silencieux face à ces dernières affirmations. Les négociations entre les deux pays n'ont pas encore conduit à une issue favorable, malgré les appels croissants de la communauté internationale. Le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a plaidé pour la poursuite des pourparlers avec l'Iran lors d'une rencontre à Washington avec le vice-président américain JD Vance.
Une trêve inexistante
La trêve, qui avait été déclarée le 8 avril, semble n'avoir jamais vraiment eu lieu. Les deux nations s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu. Ce vendredi, l'armée américaine a revendiqué avoir « neutralisé » deux navires iraniens tentant d'atteindre un port dans le golfe d'Oman, les accusant de violer un blocus américain en cours. Parallèlement, l'agence iranienne Fars a rapporté des « affrontements sporadiques » entre les forces iraniennes et la marine américaine dans le détroit d'Ormuz.
« Nous avons notre propre processus et n'avons pas de souci concernant ces échéances », a commenté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, qui a ajouté que l'Iran était en train d'analyser la proposition américaine.
Le détroit d'Ormuz, nerf de la guerre
Marco Rubio a également exhorté les pays européens à soutenir les États-Unis dans la sécurisation du passage à travers le détroit d'Ormuz, un axe crucial pour le commerce mondial. Les pays européens sont réticents à s'engager tant qu'un accord n'a pas été conclu entre Washington et Téhéran.
Depuis le début des hostilités le 28 février, Téhéran contrôle ce détroit stratégique pour le transport de pétrole, causant une intensification des tensions et un impact significatif sur l'économie mondiale.
En réponse, les États-Unis maintiennent un blocus sur les ports iraniens.
L'autre front du Liban
En parallèle, depuis le 2 mars, le Liban subit les conséquences d'une guerre opposant le Hezbollah, soutenu par l'Iran, à Israël. Bien qu'une trêve ait été instaurée le 17 avril, les bombardements israéliens se poursuivent, faisant de nombreuses victimes civiles, dont dix personnes, dont deux enfants et trois femmes, d'après le ministère libanais de la Santé. Le Hezbollah a quant à lui revendiqué des attaques ciblées contre des positions militaires israéliennes.
Des discussions entre Israël et le Liban, sans la participation du Hezbollah, sont programmées à Washington les 14 et 15 mai, dans l'espoir d'atténuer les tensions régionales.







