Ce vendredi, Donald Trump a déclaré sur son réseau social Truth Social qu’un cessez-le-feu de trois jours serait instauré entre la Russie et l’Ukraine à partir de ce samedi. Cette annonce survient alors que des attaques de drones se poursuivent sur le terrain, malgré la trêve unilatérale mise en place par la Russie en vue des célébrations du 9 mai.
Le président américain a exprimé l'espoir que cette pause puisse symboliser le "début de la fin" du conflit, d’autant plus que cette semaine, les pourparlers entre négociateurs ukrainiens et américains ont repris. De son côté, le Kremlin a confirmé sa participation à cette trêve, ainsi qu'à un échange potentiel de prisonniers.
Moins d'une heure après l'annonce de Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses forces à ne pas cibler le défilé militaire prévu sur la place Rouge de Moscou. La Russie avait précédemment averti d'éventuelles ripostes massives en réponse à toute attaque visant les cérémonies commémorant la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie.
Toutefois, sur le front, les combats ne faiblissent pas. L'armée de l'air ukrainienne a rapporté que la Russie aurait lancé 67 drones lors de la nuit précédente, tandis que Moscou prétend avoir intercepté plus de 400 drones ukrainiens depuis l’instauration de son propre cessez-le-feu. En réponse, les autorités russes ont temporairement fermé 13 aéroports dans le sud du pays suite à une récente attaque de drone.
Dans ce contexte fragile, la Russie a annoncé qu'aucun équipement militaire ne serait présent lors du défilé du 9 mai, une première en près de deux décennies. De plus, des coupures intermittentes d'internet ont été signalées dans la capitale russe, accentuant la tension ambiante.
Les experts sont divisés sur l'impact réel de cette trêve. Jean-Michel Gauthier, analyste géopolitique, estime que bien que cette initiative soit un geste positif, il reste à voir si elle pourra véritablement apaiser les tensions entre les deux nations.







