Des attaques jihadistes ont lourdement frappé le centre du Mali vendredi, faisant des dizaines de morts face à une situation sécuritaire de plus en plus inquiétante. Ces agressions, revendiquées par le groupe JNIM, sont survenues juste après une offensive majeure qui a eu lieu fin avril contre la junte au pouvoir, comme l'ont rapporté des sources locales et sécuritaires. Environ 30 personnes avaient déjà été tuées lors d'attaques similaires le mercredi précédent. Un élu local a déclaré : «Les groupes armés sont revenus hier (vendredi) et ont attaqué de nouveaux villages, faisant monter le bilan à plus de 70 morts» pour l’ensemble des attaques de cette semaine.
Les estimations varient : un responsable local avance un chiffre total de «80 morts», alors qu'un représentant des jeunes évoque «50 morts», ajoutant qu'il existe également des disparus. «Nos cœurs saignent. Les unités de l'armée basées à Bankass et Diallassagou n'ont pas réagi malgré les multiples appels à l'aide», a déclaré un responsable local à l'AFP. La situation dans la région est qualifiée d'«inquiétante» par une source sécuritaire, qui ajoute que le JNIM vise particulièrement les villages ayant rejeté des accords de paix locaux.
Ces attaques surviennent dans un contexte déjà fragile après une offensive dévastatrice des djihadistes du JNIM, alliés à Al-Qaïda et le groupe de rebelles du Front de libération de l'Azawad, à forte représentation touareg. À l’heure actuelle, plusieurs villes du nord du Mali sont tombées sous le contrôle de ces groupes armés, engendrant une situation sécuritaire qui ne cesse de se détériorer.







