Dimanche 10 mai, à partir de 8 heures, le bateau de croisière touché par une épidémie d’hantavirus fera débarquer malades et contacts à risque à Tenerife, aux îles Canaries (Espagne). Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a prévu une réunion d'urgence dans l'après-midi.
L'incident tragique s'est joué sur le MV Hondius, qui avait quitté Ushuaia (Argentine) le 1er avril avec environ 150 personnes à bord. L'hantavirus, transmis par les rongeurs, a entraîné le décès de trois individus, provoquant une vive inquiétude.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) suit l'évolution de la situation et a confirmé, vendredi 8 mai, six cas d’hantavirus parmi les huit suspects. L'Organisation a qualifié tous les passagers du navire de "contacts à haut risque", nécessitant une surveillance pendant 42 jours.
Débarquement à Tenerife : une issue sous tension
Le MV Hondius, qui a tenté d'accoster au Cap-Vert sans succès, a finalement reçu l'autorisation du gouvernement espagnol d'accoster à Tenerife. Initialement prévu pour lundi 11 mai, le débarquement a été avancé au dimanche 10 mai, annonce l'opérateur Oceanwide Expeditions.
Mónica García Gómez, la ministre de la Santé espagnole, a indiqué qu'une partie de l'équipage resterait à bord, le navire étant programmé pour se diriger vers les Pays-Bas après le débarquement. Les passagers, pour leur part, seront transportés vers leurs vols dans un cadre sécurisé pour minimiser les risques de contagion avec la population locale, selon les informations de BFMTV.
L’hôpital de Tenerife est prêt à accueillir les passagers nécessitant des soins médicaux sur place. Des opérations de rapatriement sont en cours, impliquant plusieurs pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Irlande et les Pays-Bas.
Rapatriement des Français : un dispositif sanitaire en place
Cinq ressortissants français seront rapatriés via un "vol sanitaire". Par ailleurs, le Premier ministre Lecornu a prévu une réunion à Matignon pour dresser un bilan de la situation ce même jour. Le gouvernement a déjà annoncé que les passagers français devraient être mis "en quarantaine à l’hôpital durant 72 heures pour une évaluation complète", suivie d'un retour en isolement pendant 45 jours, accompagné d'une surveillance médicale rigoureuse.







