Vladimir Poutine a récemment évoqué son souhait de voir Gerhard Schroeder, ancien chancelier allemand, jouer un rôle essentiel de médiateur entre la Russie et l'Union européenne. Cela survient alors qu'il a affirmé le 9 mai que la guerre en Ukraine était sur le point de se terminer, sans néanmoins préciser ses intentions pour la suite.
Cette proposition de Poutine a déclenché une vive polémique en Allemagne, et les réactions ne se sont pas fait attendre. Michael Roth, ancien président de la commission des affaires étrangères du Bundestag, a déclaré au Tagesspiegel que le médiateur ne pouvait « tout simplement pas être l’ami de Poutine ». Cependant, d'autres voix, comme celle du député Ralf Stegner, ont nuancé la position, suggérant que toute opportunité de dialogue devrait être saisie, même si elle semble infime.
Pour mettre les choses en perspective, Gerhard Schroeder, qui a été chancelier de 1998 à 2005, a fait l'objet de critiques lorsqu'il a refusé de condamner l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Son implication dans les projets de gazoducs Nord Stream 1 et 2 ainsi que son poste au conseil d'administration de Rosneft, qu'il a quitté en 2022, ont également suscité de vives controverses. Bien que ses liens avec la Russie soient bien documentés, son bureau n'a pas commenté la proposition actuelle, selon un rapport de Deutsche Welle.
Le gouvernement allemand a rejeté cette suggestion, la qualifiant d'« offre de façade » intégrée dans une « stratégie hybride russe », comme le relaye l'agence Reuters. Cette situation renforce encore le fossé entre l'Allemagne et Moscou, alors que la crise ukrainienne continue d’évoluer de manière complexe et incertaine.







