Un cas préoccupant de hantavirus à bord du MV Hondius
Dimanche, les passagers du MV Hondius ont commencé à être évacués aux Canaries, près d'Éspagne, sous étroite surveillance sanitaire. Cette opération, qui se poursuit aujourd'hui, vise à rapatrier les personnes à risques suite à la détection d'un cas d'hantavirus parmi eux. Ce navire, qui a quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril, a vu ses occupants classés comme contacts à haut risque par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Avec déjà six cas confirmés d'hantavirus, dont celui de cet Américain, la situation reste sous contrôle, bien que trois personnes aient malheureusement perdu la vie à cause de ce virus. Un Français présentant des symptômes est en ce moment soumis à des tests pour déterminer si son état est lié à l'hantavirus, selon des informations d'AP News.
Les autorités sanitaires estiment que la situation n'évoque pas celle de l'épidémie de Covid-19, bien qu'elle suscite une vive inquiétude mondiale. L'hantavirus des Andes, souche responsable des contaminations à bord, est rare mais potentiellement fatal. À ce jour, aucun vaccin ni traitement n'est disponible, d'après des experts de santé publique.
En France, cinq passagers du navire ont été placés en quarantaine pour une évaluation médicale et épidémiologique, comme l'indique un décret publié au Journal officiel. À l'issue de cette évaluation, ces personnes pourraient être maintenues en quarantaine jusqu'à 42 jours, période durant laquelle d'autres contacts pourront également être soumis à des mesures sanitaires ou d'isolement.
Le décret souligne l'importance de prendre des précautions, particulièrement pour ceux ayant été en contact avec des personnes infectées, afin de limiter la propagation du virus. Les autorités sanitaires continueront de suivre la situation de près.







