Depuis plusieurs années, une cérémonie marquant la journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage était organisée à Vierzon (Cher). Cette année, la nouvelle équipe municipale a décidé de ne pas tenir cet événement.
Pour la première fois depuis longtemps, la place Aimé-Césaire de Vierzon n'a pas été le théâtre d'une commémoration officielle le 10 mai 2026. Selon ici Centre-Val de Loire, Yves Husté, adjoint au maire, a justifié cette décision par le faible intérêt manifesté lors des éditions passées. Il a déclaré : « Il y avait très peu de gens », précisant que cet événement n’aurait selon lui « aucun lien avec le présent ». Il a, en outre, mentionné la situation financière difficile de la municipalité, avec des dettes à régler.
Le député s'oppose à cette décision
Bien que l'adjoint ait argué que cette date ne faisait pas partie des « 12 journées nationales commémoratives officielles », un décret, signé par Jacques Chirac en 2006, reconnaît pourtant le 10 mai comme journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Nicolas Sansu, député du Cher et ancien maire de Vierzon, a réagi en qualifiant cette décision de « faute de la part de la municipalité d'extrême droite ». Il a également contesté les arguments financiers, considérant que le coût de la cérémonie était minime.
En réponse à cette annulation, Nicolas Sansu a organisé, selon Le Berry Républicain, une commémoration personnelle le matin du 10 mai sur la place Aimé-Césaire.







