La récente détection de cas d'hantavirus sur le navire MV Hondius a alimenté des craintes concernant une nouvelle pandémie. Cependant, Gilles Pialoux souligne qu'il existe de nombreux éléments qui minimisent cette inquiétude, pensant plutôt à une "épidémie localisée" dans certains contextes spécifiques.
"On n’est pas dans une crainte de pandémie. De nombreux facteurs militent contre cette hypothèse. Il faut être très clair là-dessus", a-t-il affirmé dans son intervention sur BFMTV-RMC.
“La transmission interhumaine est rare et souvent liée à des circonstances particulières, comme sur un bateau de croisière, où il y a des individus très contagieux", a-t-il ajouté.
Le professeur rappelle également qu'un article de 2020 sur un foyer d'hantavirus en Patagonie a révélé que la contagion chez les personnes se produisait majoritairement par contact proche, et non par voie aérienne. "Il n'y a rien à voir avec Covid-19", affirme-t-il, soulignant que la contagion est beaucoup moins efficace.
Une situation exceptionnelle
Pialoux a déclaré que le cas de la Française placée en réanimation représente un fait rare en Europe, qui pourrait apporter des informations précieuses sur le virus des Andes. Les professionnels de santé en Europe sont désormais en alerte et coordonnent leurs efforts pour mieux comprendre la situation. "Nous allons échanger des données sur le virus et explorer les taux d'asymptomatiques et de contagion, encore mal connus", a-t-il conclu. Selon des sources de santé publique, les cas contacts identifiés sont sous observation stricte, avec des mesures de quarantaine appropriées.
Face à ces développements, l'opinion des experts reste claire : bien que la vigilance soit de mise, le risque d'une pandémie généralisée liée à l'hantavirus semble peu probable.







