Moscou et Kiev intensifient leur conflit au lendemain d'une trêve de trois jours, annoncée par le président américain Donald Trump. Malgré les promesses de cessez-le-feu, les deux parties s'accusent mutuellement d'avoir rompu le calme.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le 12 mai que discuter de «détails concrets» pour mettre fin au conflit serait prématuré. Cette déclaration survient après que Vladimir Poutine a laissé entendre que la guerre pourrait bientôt se terminer, propos jugés surprenants dans le contexte actuel.
Alors que le conflit sévit sur le territoire ukrainien, des experts militaires, tels que ceux de la fondation Jane's, notent que la dynamique du conflit demeure complexe. Ils pointent du doigt les fluctuations des offensives russes et les ripostes ukrainiennes comme des indicateurs d'une guerre qui s'enlise davantage.
La trêve, qui devait permettre un répit humanitaire, semble avoir eu l'effet inverse. Tôt mardi, des sirènes d'alerte ont résonné à Kiev, signalant une recrudescence de l'activité aérienne d'attaques de drones, avec des explosions rapportées dans plusieurs quartiers. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a fait état de dommages matériels, tandis que l'armée ukrainienne a affirmé avoir neutralisé la plupart des drones lancés par la Russie.
Dans ce contexte, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé l'ironie de la situation : alors que la Russie prône la paix, elle intensifie ses attaques. Il a déclaré : «Nous riposterons à toutes leurs actions», soulignant la détermination de l'Ukraine à ne pas céder face aux menaces.
Les négociations de paix, qui étaient auparavant médiées par les États-Unis, sont actuellement suspendues. Peskov a mentionné que la Russie est ouverte au dialogue, mais exige des concessions significatives de Kiev, notamment en ce qui concerne le Donbass, une région dont le contrôle est sources de tensions majeures entre les deux pays.
Avec l'escalade des attaques et des déclarations diplomatiques peu prometteuses, l'issue de ce conflit reste incertaine. Les observateurs internationaux continuent de suivre de près les développements, alors que les attentes de paix s'étiolent.







