Les relations commerciales entre les États-Unis et le Venezuela ont connu une augmentation impressionnante de près de 23 % au premier trimestre de cette année. Cette hausse est principalement attribuée à l'accélération des exportations de pétrole brut du Venezuela, suite à la normalisation des relations diplomatiques entre les deux nations.
Un rapport de la Chambre de commerce et d'industrie vénézuélo-américaine (Venamcham) révèle que les échanges ont atteint 3,3 milliards de dollars (environ 2,8 milliards d'euros) au cours de ce trimestre, en hausse par rapport aux 2,7 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros) de l'an passé.
D'après la Commission américaine du commerce international (USITC), les exportations vénézuéliennes vers les États-Unis se chiffrent à 1,875 milliard de dollars, dont 97 % proviennent du pétrole brut, soit 1,810 milliard de dollars.
Le Venezuela s’ouvre dans l’après Maduro
Dans ce nouvel élan, le café est devenu la principale exportation non-pétrolière vers les États-Unis, alors que les importations américaines vers le Venezuela incluent des céréales, des équipements électriques et des aliments pour animaux.
Delcy Rodriguez, qui a pris la relève en tant qu'ancienne vice-présidente de Maduro, a initié des réformes favorisant l'entrée de capital privé et la participation d'investisseurs étrangers dans les secteurs pétrolier et minier.
Les États-Unis, de leur côté, assouplissent progressivement les sanctions qui pesaient sur l'industrie pétrolière vénézuélienne, délivrant de nombreuses licences permettant à des entreprises étrangères, comme le géant Chevron, d'opérer et de signer des accords avec le Venezuela.
Cette dynamique commerciale marque un tournant dans les relations entre Caracas et Washington, apportant des opportunités économiques nouvelles tout en laissant entrevoir un avenir incertain pour la politique vénézuélienne.







