Une attaque aérienne sur Kiev a laissé un mort et 31 blessés, seulement deux jours après la fin d'une trêve avec la Russie, selon les autorités locales.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a rapporté que la ville a été attaquée par des drones et des missiles balistiques russes, amplifiant la tension déjà palpable dans cette région en guerre.
Des journalistes de l'AFP présents sur place ont témoigné d'explosions retentissantes et de l'activité intense de la défense anti-aérienne au cours de la nuit.
Les attaques ont touché plusieurs districts de la capitale ainsi que des zones avoisinantes, selon les autorités militaires. Au moment du dernier bilan, le nombre de blessés s'élevait à 31, dont un enfant, et un décès a été confirmé par les services d'urgence.
Divers immeubles ont été endommagés, avec des efforts en cours pour secourir des personnes potentiellement coincées sous les décombres d'une structure qui s'est effondrée.
Ce regain de violence intervient après une trêve de trois jours, mise en place durant les commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale. À partir de lundi soir, les frappes russes sur des villes ukrainiennes ont repris avec force.
L'Ukraine a réagi fermement, tandis que le ministère russe de la Défense a annoncé avoir intercepté 36 drones ukrainiens dans la nuit de mercredi à jeudi.
- Une offensive massive planifiée ?
Mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a révélé que la Russie avait déployé au moins "800 drones" durant la nuit, une offensive considérée comme l'une des plus vastes de cette guerre.
Zelensky a souligné la coïncidence troublante de cette offensive avec la visite du président américain en Chine, appelant son homologue à plaider pour une fin de l'invasion lors de discussions avec Xi Jinping.
Le cessez-le-feu, en vigueur du 9 au 11 mai, bien qu’entaché d'allégations de violations, avait offert une accalmie temporaire, dépourvue d'attaques significatives. Avant cela, un rapport de l'ONU avait dénombré près de 15.000 civils tués en Ukraine depuis le début de l'invasion, marquant une période tragique dans l’historique récent du conflit.
Enfin, des sources rapportent que l'année 2025 pourrait être encore plus meurtrière pour les civils, compte tenu de l'ampleur des récents assauts.







