Devant les députés, Ousmane Sonko a exprimé une ferme résistance à l’égard des critiques occidentales concernant la loi récente criminalisant les relations homosexuelles. Le 22 mai, il a fustigé ce qu’il considère comme une "tyrannie" de l’Occident, cherchant à "imposer l'homosexualité au reste du monde". Aucune demande de moratoire sur cette loi ne sera acceptée.
Cette demande de suspendre l’application de la loi, exprimée par un collectif d'une trentaine d’intellectuels africains dans une tribune parue dans Libération, évoque un climat d’hostilité croissante envers les personnes LGBT depuis son adoption. Les signataires dénoncent un "climat de peur, de haine et de violence" qui s'est installé au Sénégal depuis le vote de la loi, adopté début mars.
Des peines de cinq à dix ans de prison
Ce nouveau texte de loi alourdit les sanctions à l’encontre des relations homosexuelles, les rendant passibles de peines de prison de cinq à dix ans. Son adoption a coïncidé avec une intensification des actes homophobes dans le pays, accompagnée d’arrestations fréquentes pour supposée homosexualité. Selon plusieurs reportages, y compris ceux de France Info, la situation des homosexuels au Sénégal est devenue intenable, marquée par un véritable climat de traque et de répression.







