Les secouristes ont annoncé la fin de leurs recherches après l'effondrement d'un chantier à Angeles, aux Philippines, qui a causé la mort de quatre personnes et laissé seize disparues.
Le sinistre est survenu dans la nuit de dimanche à lundi lorsque cet immeuble de neuf étages s'est écroulé, affectant également un hôtel voisin. Quatre corps, y compris celui d'un Malaisien, ont été retrouvés parmi les décombres, tandis que 16 personnes restent introuvables.
Maria Leah Sajili, la porte-parole des pompiers locaux, a annoncé que les opérations de secours étaient suspendues pour la nuit, les équipes se préparant à initier la récupération des corps dès mardi.
L'incident s'est produit aux alentours de 3 heures du matin heure locale. Des clients de l'hôtel voisin et des ouvriers, qui dormaient sur le site, ont été impliqués. Deux ouvriers ont été retrouvés vivants mais étaient déjà gravement blessés.
La situation est d'autant plus tragique qu'une personne, initialement considérée comme disparue, a recontacté la famille pour indiquer qu'elle se trouvait loin du chantier lors de l'effondrement.
Les autorités locales, utilisant une technologie avancée, ont essayé de localiser des survivants, mais les défis étaient immenses. Lea Casilao, la compagne d'un ouvrier porté disparu, a confié à l'AFP qu'elle s'était rendue sur place sans connaissance de l'accident survenu plus tôt dans la journée.
Des témoignages de familles inquiètes, comme celui de Stephanie Batar, illustrent le désespoir et l'incertitude face à cette tragédie. "Je ne pouvais plus respirer, c'est trop douloureux", a-t-elle déclaré en évoquant son père, récemment embauché sur le chantier.
Les causes de l'effondrement restent floues, bien que la directrice régionale du travail, Geraldine Panlilio, ait révélé que le chantier avait déjà été temporairement suspendu l’année précédente pour des violations des normes de sécurité. Des inspections avaient montré que les ouvriers manquaient d'équipements de sécurité adéquats.
Les conditions de travail étaient déplorables, selon les rapports, avec une absence d'équipements de protection individuelle, une signalisation de sécurité insuffisante et des lieux de travail mal éclairés.
Alfredo Albis, l'un des survivants, a exprimé son chagrin : "Mes cousins sont toujours coincés là-bas. Ils faisaient cela pour leurs familles." Les opérations de sauvetage sont d'une complexité redoutable, les mouvements des sauveteurs risquant de provoquer d'autres glissements de terrain.
Si aucun survivant n'est retrouvé dans les prochains jours, des pelleteuses seront utilisées pour retirer les décombres et procéder à la récupération des corps, selon les déclarations de Sajili, sans qu'un calendrier précis ne soit avancé.







